De nos jours, nous sommes davantage conscientisés à l’importance des aptitudes et des compétences relationnelles pour nous démarquer en milieu de travail. Par exemple, pour la majorité des emplois en finance, il est essentiel de développer des habiletés comme la communication, la capacité d’écoute et l’empathie. Néanmoins, il peut parfois être ardu d’établir un dialogue et des échanges de qualité avec autrui et, sans doute, le téléphone intelligent est l’une des principales causes. Qui n’a jamais cédé au besoin urgent de consulter ses courriels, de naviguer sur la Toile ou de répondre à un texto, et ce, lors d’une réunion d’équipe, d’une discussion entre collègues de travail et même devant un client?

En raison de l’accès instantané et constant aux boîtes de courriels et aux applications mobiles comme Facebook, LinkedIn, Twitter, Instagram et Snapchat, plusieurs personnes deviennent accros à leur téléphone portable. Dans certains cas, elles peuvent même développer une mobidépendance, un état de manque provoqué chez une personne par la peur excessive d’être séparée de son appareil. En effet, selon une étude menée par la UK Post Office en 2008, quelque 53 % des utilisateurs de téléphones mobiles présentent des symptômes d’anxiété lorsque la couverture réseau est déficiente, que leur batterie est faible ou qu’ils perdent ou se font voler leur appareil.

Bien que plusieurs se sentent peu concernés par la mobidépendance, nous devons accepter le fait que le téléphone intelligent est de plus en plus présent dans nos vies, comme le démontrent les statistiques suivantes.

Selon Deloitte, un cabinet de services professionnels, l’Américain moyen utilise son téléphone portable à 46 reprises chaque jour. Pour les jeunes âgés de 18 à 24 ans, la moyenne quotidienne est de 74 fois.

D’après un sondage effectué auprès d’Américaines, 57 % d’entre elles préfèrent renoncer au sexe qu’à l’accès à leur téléphone intelligent pendant une semaine.

Une étude menée auprès de 1 000 personnes révèle que 75 % d’entre elles utilisent leur téléphone portable lorsqu’elles sont aux toilettes.

« Être présent, c’est bien plus qu’être là. »
– Citation de Malcolm Forbes, ancien président-directeur général de la revue financière Forbes

Plusieurs raisons expliquent notre attirance prononcée pour notre téléphone intelligent. Que ce soit pour lutter contre l’angoisse de manquer quelque chose, pour sortir de l’ennui, pour avoir des interactions sociales ou uniquement pour le plaisir, nous développons une forme de dépendance qui nous rend continuellement disponibles aux yeux de tous. Comme le résume Jean-Michel Rolland, enseignant à l’Institut supérieur de l’électronique et du numérique (ISEN), « avec les technologies, on ne sait plus être absent ». Cependant, cette illusion de présence peut être dommageable lorsque vient le temps d’interagir en groupe ou en face à face. En demeurant « connectés », nous oublions la richesse que procure une vraie conversation entre individus, un gage de succès sur les plans professionnel et personnel.

À ce sujet, je vous invite à visionner cette vidéo préparée par Marie-Ève Lécine, fondatrice de Let it be – Méditation et bonheur.


 

Sources
Ansa Varughese. 57 % of American Women Choose Smartphone Over Sex, Medical Daily, 23 mai 2013.
Kerry McQueeney. When nature calls! Three-quarters of people admit to using mobile phone while on the toilet, Mail Online, 3 février 2012.
Lisa Eadicicco. Americans Check Their Phones 8 Billion Times a Day, Time, 15 décembre 2015.
Maksim Kostenko-Fotolia. Nomophobie-Addiction au téléphone portable, Santé médecine, novembre 2016.

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